Lings

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Au fil de ces dernières années de création, l’articulation centrale de notre recherche artistique a puisé son identité à travers l’interrogation de l’écriture chorégraphique.

C’est un voyage interprétatif nourri par des vecteurs de tension à la fois spatiale, temporelle, mais aussi par le déplacement sensoriel d’un environnement mouvant.

Aujourd’hui, pour cette nouvelle création, la dramaturgie des corps va continuer à s’exposer en poursuivant la question de l’être ensemble, guidée par des nouveaux enjeux corporels.

Pièce pour 6 interprètes, « Lings », interroge l’espace qui existe entre les surfaces des corps. Un espace qui réunit, qui repousse, se resserre et se dilate, un espace qui nous affecte et nous révèle…

La peau, la double peau, l’extension de la peau est l’élément central, vecteur isolant ou conducteur d’énergie, de friction.
L’enveloppe de soi est une interface des corps, elle glisse en modifiant son état, sa fonctionnalité.

L’enjeu chorégraphique évolue dans une articulation cyclique qui interroge la temporalité des actions ;

Des corps anonymes, denses, couverts, s’entrechoquent et s’absorbent…

Reliés par une seule peau commune comme surface d’échange…

Du jeu à la découverte, des élans d’énergie aux renversements symboliques.

Traversé par des états changeants, le groupe se construit, se fidélise et bâtit un espace de partage.

Vus comme une partition musicale, les actes orchestrent un réseau de relations.
La dialectique des corps tend vers une altérité, le tissage des gestes se distingue tel un phrasé instrumental évoquant le souffle, la vibration, la pulsation.

L’« être ensemble », au fil de ce voyage interprétatif et au travers de ces peaux désormais articulées et expressives, devient le support dynamique d’un espace d’incarnation…


Afin de préciser le propos qui s’articule autour de la peau comme surface d’échange et le sens qu’elle porte, nous avons le désir d’utiliser une matière couvrante, le feutre.

Cette matière permettant aux corps d’habiter différentes fonctions : protection, résistance, isolement, absorption.

La disparition du feutre révèle des surfaces plus proches de la peau, qui canalisent et caractérisent la cohabitation du groupe en lui donnant des supports sensibles, vibrants, symboliques…

L’un des enjeux chorégraphiques serait d’affirmer et poursuivre notre recherche à travers la reconstitution et la transformation des signes ; signes du corps, d’une part et signes de ses diverses enveloppes d’autre part.

La réintégration sémiologique colore notre univers chorégraphique avec une incarnation des corps préoccupés à transcender le temps et l’espace… à voyager dans ces champs de perception, où des histoires sont données, vécues, partagées et sensiblement identifiables aux multiples regards.